Appui au Développement Intégré des Communautés Rurales.

Mauritanie : deuxième réunion du comité de pilotage du Projet ACOR financé par l'UE

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Comité de pilotage ACOR à Nouakchott

Le comité de pilotage du Projet ACOR, financé par l'Union européenne (UE), s'est réuni jeudi 14 mars à Nouakchott pour la restitution des résultats dudit projet.

Le projet Alliance pour la Cohésion sociale et la Résilience (ACOR) est un projet transfrontalier mis en œuvre par un consortium d'ONG internationales et nationales, dont ADICOR en Mauritanie au niveau de la commune de Fassala.

« La tenue des assises du Comité de pilotage de ce projet à Nouakchott en Mauritanie est une marque de haute considération et témoigne d'une bonne collaboration entre les différentes parties prenantes au Mali et en Mauritanie d'une part, et preuve de redevabilité vis-à-vis de toutes les parties prenantes », a indiqué Mohamed Hamid, président de l'ONG Appui au Développement Intégré des Communautés Rurales (ADICOR).

De son côté, Cheikh Ewah, coordinateur de la Cellule de développement du Hodh Chargui, a axé son intervention sur l'impact du projet au niveau des populations frontalières, notamment dans la commune de Fassala.

M. Ewah a saisi l'occasion pour féliciter l'ONG ADICOR pour le travail remarquable réalisé dans le renforcement de la résilience des populations et l'intégration des communautés frontalières entre la Mauritanie et le Mali.

« C'est l'occasion de remercier nos partenaires de l'Union européenne qui ont bien voulu financer ce projet. C'est un projet qui arrive à son terme ; nous souhaitons vivement, nous sollicitons nos partenaires pour l'augmentation de la durée de ce projet, en tout cas la reformulation du projet dans une nouvelle version, étant donné son impact sur les populations frontalières dans cette zone qui connaît particulièrement un afflux massif de réfugiés et qui fait face à la rareté du pâturage », a déclaré Cheikh Ewah.

Pour sa part, Loïc Joël Zaralli, Attaché de Coopération et Chargé de programme Sécurité Alimentaire, Nutrition et Agriculture Durable à la Délégation de l'Union Européenne, a rappelé que le moment était venu « de tirer profit de ce qui a été fait pendant ces derniers quatre ans, capitaliser ces expériences et voir comment contribuer encore mieux aux réponses multiples qui sont en train de s'organiser pour pallier la situation dans le Hodh Chargui ».

« Dans ce contexte de vulnérabilité, on note une hausse des tensions communautaires et un besoin criant d'appui à la coexistence pacifique et à la réduction de la conflictualité », a-t-il dit.

Et de souligner : « Dans la région du Hodh Chargui, nous le savons bien, la situation était et continue à l'être particulièrement difficile sous plusieurs aspects : les taux de malnutrition globale et notamment sévère dépassent les seuils fixés par l'OMS ; la situation sécuritaire demeure de plus en plus précaire et instable à la frontière avec le Mali (depuis le début de l'année 2024, on parle de plusieurs milliers de nouveaux réfugiés maliens qui ont rejoint le territoire mauritanien) ; les affrontements communautaires sont fréquents et entravent les routes de transhumance ; la baisse de la production agricole ; une pression accrue sur les ressources naturelles, menaçant par conséquent les moyens de subsistance et fragilisant la capacité de résilience des populations. »

Yaghoube Ould Ismould, conseiller du wali du Hodh Chargui, était également présent à cette réunion du comité de pilotage du Projet ACOR. Dans un mot, il a témoigné de l'importance du projet au profit des populations dans sa zone d'intervention.

Pour rappel, le projet ACOR, financé à hauteur de 12 millions d'euros, s'inscrit dans le cadre d'un programme plus vaste pour la stabilisation au Sahel de quatre pays ciblés, avec un financement total de 98 millions d'euros.

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