Projet en cours

Nejah/GCERF

Projet d'insertion professionnelle des jeunes vulnérables pour la résilience communautaire dans le Hodh El Chargui et le Hodh El Gharbi, Mauritanie

Organisme PartenaireGCERF
Couverture GéographiqueHodh El Chargui, Hodh El Gharbi

Objectif Stratégique

Contribuer à la réduction des facteurs de vulnérabilités à l'extrémisme violent et la radicalisation des jeunes, au sein des communautés résilientes à travers l'insertion professionnelle.

Synthèse de l'Intervention

Le projet Nejah vise à renforcer la résilience des jeunes vulnérables à travers leur insertion professionnelle dans les régions du Hodh El Chargui et du Hodh El Gharbi, deux zones particulièrement exposées à la précarité et aux risques de radicalisation en Mauritanie. Mis en œuvre par l'ONG ADICOR avec l'appui du GCERF et de l'État mauritanien, le projet cible quatre communes : Bassikounou et Fassala à l'Est, Koboni et Modibougou à l'Ouest. L'objectif est clair : réduire les facteurs de vulnérabilité à l'extrémisme violent en misant sur l'intégration socio-économique des jeunes au sein de communautés plus soudées et résilientes. Le projet s'articule autour de quatre résultats majeurs : renforcement des capacités des partenaires locaux (Union pour le Développement et ONG TAFA) pour la prévention des risques liés à la radicalisation ; autonomisation des jeunes à travers la création d'emplois et l'engagement communautaire ; amélioration de la gouvernance locale via une plateforme numérique de partage d'expériences (lab PEV) ; et enfin, consolidation de la cohésion sociale grâce à des activités culturelles et sportives. Nejah se veut une réponse concrète et inclusive aux défis actuels de jeunesse, de paix et de développement dans ces territoires fragiles.

Le projet interviendra dans les deux HodHs notamment dans les communes : – HodH Al chargui : Bassikounou & Fassala – HodH Al Gharbi : Koboni & Modibougou Il s'agit deux willayas classées parmi les plus vulnérables en Mauritanie.

Contexte du Projet

Le Fonds mondial pour l'engagement communautaire et la résilience (GCERF) est une fondation suisse indépendante créée pour servir de premier effort mondial visant à soutenir des initiatives locales au niveau communautaire pour renforcer la résilience face aux programmes extrémistes violents.

GCERF engage la Mauritanie en tant que pays partenaire porteur de solutions et de succès endogènes significatifs, présentant des avantages pour la communauté régionale et mondiale de la prévention de l'extrémisme violent. La stratégie d'investissement de GCERF en Mauritanie se concentre sur les régions frontalières avec le Mali et l'axe Nouakchott — région du Brakna.

Sous la direction du ministère des Affaires Islamiques et de l'Enseignement Originel (MAIEO), un mécanisme de soutien pays est en place pour encourager la co-création et la co-direction dans les activités de programmation. Le projet est mis en œuvre en partenariat avec deux ONG locales, l'Union Pour le Développement (UPD) et l'ONG TAFA.

Résultats & Impacts Attendus

R1 – Capacités des partenaires locaux

Les partenaires RS1 (Union Pour le Développement) et RS2 (ONG TAFA) sont capables d'appuyer les communautés résilientes en matière de prévention à la radicalisation et à l'extrémisme violent.

R2 – Insertion socio-économique des jeunes

Les jeunes vulnérables sont capables, à travers la création et la communautarisation de l'emploi, de participer à la vie communautaire et d'être intégrés socialement dans leurs villages.

R3 – Plateforme numérique (lab PEV)

Les capacités d'actions et de décisions des partenaires RS1, RS2 et des parties prenantes sont améliorées grâce à la plateforme numérique (lab PEV — partage et apprentissage).

R4 – Cohésion sociale

La cohésion sociale, au niveau des villages cibles et quartiers cibles, est améliorée grâce aux activités socio-sportives et culturelles.

Activités Prévues

  • a — Études et recherches opérationnelles pour la collecte de données de référence et la définition des critères de sélection des sites et des bénéficiaires prioritaires du projet.
  • b — La formation professionnelle, l'équipement, l'encadrement et le coaching de 130 jeunes vulnérables (dont 30 % de femmes) par wilaya.
  • c — Accompagnement technique et financier de 80 groupements de femmes, à raison de 40 groupements par wilaya.
  • d — Renforcer le vivre ensemble, la cohésion sociale, la citoyenneté et la gouvernance : information et sensibilisation de plus de 1 800 personnes par wilaya sur le vivre ensemble ; formation de 720 personnes par wilaya sur le vivre ensemble et la coexistence pacifique ; organisation d'évènements culturels et sportifs pour 180 jeunes par wilaya ; organisation d'actions sur la citoyenneté et la gouvernance pour 200 jeunes par wilaya.
  • e — Partage et apprentissage : création d'une plateforme de partage et d'échange des bonnes pratiques, organisation d'ateliers de capitalisation et de dissémination, et organisation d'émissions radio sur le vivre ensemble.

Documents & Illustrations